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Bienvenue chez vous en Terre Ardennaise Gaby Libert...poète inconnu ?
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Après avoir retrouvé dans un hebdomadaire parisien de l'époque : "L'Echo du IXème arrondissement" (journal politique, artistique, littéraire...) de la semaine du 11 au 18 mars 1928, un texte de Gaby (Gabriel) Libert, jeune poète ardennais, j'ai souhaité en savoir plus sur cet ardennais dont je savais simplement qu'il avait des attaches familiales yvoisiennes et qu'il était mort de la tuberculose à l'âge de 21 ans. J'ai appris depuis, que Gabriel Libert est né à Carignan le 12 octobre 1908 et qu'il est décédé à Claye Souilly, en Seine et Marne, rue du Chemin de Fer, le 1er décembre 1929. Il aurait exercé la profession de Journaliste. En 1926, Gabriel Libert aurait été secrétaire chez (*) Gustave Fabius de Champville à Paris (*) Toujours dans l'Echo du IXè Arrondissement de Paris (du 5 janvier 1928), Je viens de retrouver un autre écrit de Gaby Libert, "Courte Epitre" destiné à M. G. Fabius de Champville, Président du Syndicat de la Critique Parisienne (et journaliste radical). Le père de Gabriel, Lucien Libert, né le 14 septembre 1874 à Williers (Ardennes). Ouvrier agricole à Williers,(puis ouvrier briquetier à Carignan, et plus tard..., jardinier à Claye-Souilly), Lucien Libert avait épousé le 30 (janvier1905 ?) à Muno (Belgique) Léopoldine Gendarme née en 1882 à Muno, Belgique. Le couple avait eu deux enfants : Gabriel et Marcel. La famille serait arrivée à Claye-Souilly, problablement entre 1912... et 1921). Lucien, le père travaillait au château des Tourelles, propriété de la famille VERNHES, qui utilisait le château comme résidence secondaire. Il s'occupait de l'entretien du parc et du jardin. Marcel, le fère de Gabriel, Marcel, Jules, le frère de Gabriel, né le 14 février 1905 à Williers, y travaillait également.. On pense que Gabriel Libert pouvait venir s'y promener en l'absence des propriétaires. Lucien LIBERT était toujours à Claye-Souilly en 1936 (il y vivait alors, seul (son fils Gabriel et son épouse étaient décédés). Quant à Marcel, qui s'était marié le 14 mars 1928 à Annet sur Marne avec Simonne, Camille, Marie, Rose SIMON, Marcel Libert est décédé dans cette même commune, le 28 décembre 1966, sans profession à ce moment là. La mort toute proche a été la talentueuse inspiratrice de Gaby... Voir ci-dessous un de ses poèmes, "Nihilisme" édité en 1928 Avec "Les Chiennes" et "Anxiété" que vous pourrez lire sur ces pages, il a également écrit, avant 1928 : Les vieillards érotiques, Imprécations, Régénérateur, La danse des âmes..., les Damnés, etc. (que je n'ai pas retrouvés à ce jour). Gaby Libert prévoyait de faire éditer par la suite (quand faire se pourrait....) : Les cahiers d'un maudit (autobiographie psychologique d'un poète) et : Des plaintes dans la brume... En a-t-il eu le temps ? A ce stade de mes recherches, je n'en sais pas davantage. Aussi je lance un appel à toutes personnes, chez les anciens, ayant pu connaître, Gabriel et Marcel Libert, enfants dans les Ardennes (Carignan, Williers... ?... ...où plus tard en Seine et Marne, Où quiconque serait en possession d'autres textes de l'auteur, de photos et de tout autre renseignement. Gabriel Libert connaissait bien la Féministe Yvoisienne Jeanne Mélin, laquelle écrivait aussi dans "l'Echo du IXè arrondissement" de Paris et qui avait entrepris une correspondance avec philosophique avec G. Fabius de Champville. Dans l'Echo du IXè Arrondissement - semaine du 21 au 28 mars 1929, on pouvait lire : "Très belle soirée chez Melle Jeanne Mélin, pour l'apparition de son nouveau volume : "Marceline en vacances" ou "A travers l'amour". Nous avons applaudi....... On a dit "Les Damnés", de Gabriel Libert, et Melle Mélin a chanté une de ses dernières oeuvres "Les Sabots", dédiée à notre directeur."
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Merci au site www.claye-souilly-decouverte.com/ et à Mireille pour son aide précieuse
Nihilisme
Que m'importe, après tout, que courte soit la vie, Puisque de ce séjour, je n'ai plus nulle envie Et que, seuls, du Néant, me grisent les souris ! Qu'importe si les jours rapidement s'écoulent, Qu'importe les espoirs, - illusions qui croulent, Puisque mon coeur qui sèche est pavé de débris ! Je suis jeune et pourtant mon âme est si lassée Qu'il me semble toucher la fin de la pensée Et que mon corps est mort au milieu des vivants. J'étais fort mais, à peine au seuil de l'existence, Le malheur m'a dicté sa sinistre sentence Et mon esprit vaincu reste ouvert à tous vents. Adolescent vieilli, j'ignore les ivresses Et les frissons émus, sous les douces caresses D'un peu d'affection et de franche amitié Enfant peu fortuné, dès ma venue au monde, J'ai craqué sous les dents de la détresse immonde, J'ai crié ma souffrance et nul n'en eut pité La foule a clabaudé derrière mon passage Et, méprisé de tous parce qu'étant trop sage, Je me meurs à présent, dans un morne abandon En proie, avant le terme, à la décrépitude Je pourris dans le fond d'une aigre solitude, Comme une larve morte au sein de son cocon...
Il n'est rien, il n'est rien parmi toutes les choses ! Il n'est rien ici-bàs que des sentiers moroses Où, tache d'encre, accourt le spectre de l'Ennui. Non, vraiment, il n'est rien, pas même un peu de joie, Puisque en vain mon regard, que de doute déploie, A prospecté le creux de cette obscure nuit Nul but ! Nul idéal ! Mais au cerveau, le givre ! Nul bonheur ! Nul amour ! Cependant je dois vivre Dans cette atroce steppe où se perd la raison... "Tout n'est que vanité" : - simple phrase redite, Tel est mon grand secret, ma science maudite, Dont les trompeurs attraits marquaient l'âcre poison... Je te voudrais tuer, ô sobre intelligence Qui ne sut point trouver, dans ta triste indigence, Un aliment plus sain pour mon avidité ! Mais que m'auraient servi les grotesques chimères Et les stupidités des erreurs éphémères Dont vivent les humains que fuit la Vérité ?... Ainsi donc, je suis mort... Et, pourtant, je raisonne Et mon oreille entend comme mon oeil s'étonne ! C'est que hélas ! mon esprit montre qu'il vit encor... Ah ! que ne suis-je donc, secouant ma faiblesse, Anéantir ce gueux qui me gêne et me blesse Et disparaître enfin, sans pleurs et sans décor !... GABY-LIBERT
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Nihilisme
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Je recherche les poèmes suivants de Gaby-LIbert : (période supposée : 1925 à 1929 "Imprécations" "Les Vieillards Erotiques" "Les Damnés" "Régénérateur !" "La Danse des Ames" etc... et, s'ils ont pu être édités : (après 1928) : "Les Cahiers d'un Maudit" (autobiographie psychologique d'un poète) "Des Plaisirs dans la Brume", recueil de vers. AUX ANCIENS (de Carignan et de Williers notamment) : Si vous avez connu Gabriel LIBERT, ou Marcel son frère ou s'il vous reste souvenirs de Lucien LIBERT, son père et de Léopoldine sa mère. Si vous avez des documents, des photos... Merci de me contacter ICI
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